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Huis-clos

UN RAPPORT COMÉDIEN/SPECTATEUR BOULEVERSÉ POUR
UNE IMMERSION DANS L’ENFER DE SARTRE

Après leurs décès, Inès, Estelle et Garcin se retrouvent prisonniers d’un enfer où chacun sera le bourreau pour les deux
autres.
Dans cette mise en scène, j’ai souhaité supprimer le fossé qui sépare généralement les spectateurs et les comédiens, le traditionnel « quatrième mur ». Ma volonté est d’intégrer le public à la notion de l’enfer que l’auteur a imaginé. L’Autre devient enfer à travers son jugement, sa critique, le regard qu’il porte sur nous. Comme l’expliquait Jean-Paul Sartre lors
d’une célèbre interview radiophonique, la conscience de ce regard peut emprisonner l’Homme, l’enfermer dans une attitude paranoïaque. Pour traduire cet enfermement, les spectateurs sont disposés en cercle dont le centre devient le plateau. Dès son entrée, le public se trouve ainsi implicitement dans la situation des personnages, exposé au regard de l’Autre.
A la lumière des différents confinements liés à la crise sanitaire, ce texte offre une étonnante résonnance à notre expérience commune et permet d’éclairer notre rapport à nous-mêmes et aux autres.
Nous proposons un bord de scène à l’issue de la représentation pour échanger sur nos impressions.

Cette mise en scène, où le mouvement est source de compréhension, rend ainsi le texte de Sartre accessible à tous.