17 février 1673 17 février 1673

17 février 1673

Création de théâtre musical | Compagnie Instant(s)


Nous sommes à quelques heures de ce qui sera l’ultime représentation de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière. Enfermé dans sa loge, il tente de rassembler son énergie avant de monter sur scène pour jouer « Le malade imaginaire ». Il est bientôt rejoint par son fidèle comédien et ami, Charles Varlet dit La Grange. Celui-ci tentera, en évoquant les souvenirs de Molière, de lui redonner l’énergie nécessaire à la représentation.

17 février 1673 : l’écriture

Inspiré par la biographie de Christophe Mory et les registres de La Grange, qui tenait un journal des activités de la troupe de Molière, 17 février 1673 propose une mise en perspective des textes du plus célèbre des dramaturges français avec les événements de son existence.
Dans la loge du Palais Royal, s’instaure un dialogue imaginaire, entre l’un de ses plus fidèles comédiens et Molière. Ce procédé offre au spectateur une immersion dans l’intimité de l’acteur.

La Grange évoque les souvenirs marquants de la vie de son ami respectant une chronologie bousculée, tels des fragments de mémoire.
Quand il sent l’attention de Jean-Baptiste diminuer, il sort de sa poche la clochette qui indique aux acteurs dans les loges, que le spectacle va commencer, pour reprendre avec lui les extraits de ses plus célèbres textes, espérant lui redonner envie et courage.

17 février 1673 : un outil pédagogique

Ce spectacle offre la possibilité aux équipes enseignantes d’évoquer la biographie de Molière de manière ludique et de voir interpréter des extraits de ses plus célèbres pièces.
A partir d’une mise en scène construite autour des images, 17 février 1673 propose une double lecture de la vie de l’auteur, par le texte et par les impressions laissées par les visuels.

Chaque événement de la vie de Jean-Baptiste Poquelin trouve une résonance dans un court extrait de ses textes. Ainsi, à l’évocation d’un événement marquant, Molière répond à La Grange par une citation de l’une de ses pièces.
Enfin, les extraits des textes retenus par La Grange pour redonner vie à son ami, ont été choisi en partenariat avec l’ensemble de l’équipe des enseignants de français d’un établissement scolaire breton.

Liste des textes du spectacle

  1. Le malade imaginaire, acte III, scène 5
  2. Le médecin malgré lui, acte I, scène 1
  3. Les fourberies de Scapin, Acte II, scène 7
  4. Le bourgeois gentilhomme, Acte III, scène 2
  5. L’avare, Acte IV, scène 7
  6. George Dandin, Acte III, scène 5 et 6
Et des extraits de :

Le Misanthrope, Les femmes savantes, Les
amants magnifiques, Les précieuses ridicules, Dom Juan, Dom
Garcie de Navarre, L’école des maris, Amphitryon, L’impromptu
de Versailles, La princesse d’Elide, Le mariage forcé, Le Tartuffe,
L’école des femmes

Notes de mise en scène

Chercher le Molière intime.
Tenter de comprendre ses émotions, ses pensées, en mettant en perspective les éléments de sa biographie avec les réflexions développées dans ses pièces.
Nous sommes le 17 février 1673. Quelques heures avant l’ultime représentation de Jean-Baptiste Poquelin.
Cette immersion imaginaire dans l’intimité du dramaturge, dans sa loge, nous propose de partager ses derniers instants et de revisiter les événements marquants de sa vie.
Offrir au spectateur la possibilité de recevoir cette rétrospective à partir de deux principes : la compréhension du texte mais aussi la construction d’images qui permet de recevoir une impression et propose une vision émotionnelle de chaque instant de l’auteur.

Proposer, à travers cet hommage à Molière, un voyage à travers l’histoire des arts de la scène tant par les formes que par l’exploration des courants de mise en scène : comédia dell arte, théâtre d’objets, pantomime, théâtre contemporain, cirque, danse, musique…
Ouvrir l’espace scénique sur un décor qui évolue et se transforme pour créer de nouvelles images et de nouvelles aires de jeu.
A partir d’une mise en scène dynamique, où une image remplace une autre, l’envie est de solliciter à chaque instant l’attention du spectateur, de le rendre actif.
La composition musicale : Théodore Lefeuvre

Des échanges avec le metteur en scène du spectacle, du travail à la table à la construction de la scénographie qui se dessinait sur le plateau, il m’a semblé nécessaire d’accompagner musicalement les tableaux très variés en terme de couleurs et de styles théâtraux (pantomime, théâtre d’objets, ombres chinoises…)

A partir de ce terreau j’ai donc pris le parti d’explorer un grand panel de mes influences.

Travaillant sur ordinateur j’ai pu ainsi  composer des titres mélangeant hip hop, folk, électro, trip hop ou même dub.

Les musiques agissent comme une bande son originale de la vie de Molière venant renforcer les impressions laissées par les images.

En assumant les outils actuels de la composition par l’utilisation de l’ordinateur et de sons électroniques, j’entends appuyer la contemporanéité des textes de Molière. D’autre part l’utilisation de l’accordéon et de morceaux folk impose une réalité musicale ancrée dans notre patrimoine culturel, au même titre que les pièces de Molière.

En créant un pont musical entre le passé et le présent j’essaie de susciter la sensation d’intemporalité qui caractérise les pièces de ce grand personnage de l’histoire dramaturgique.

Captation vidéo réalisée par Julien Zck, Honeamise (www.honeamise.com)